Avis | Nous devons encore parler de la dette publique

New York Times - 08/01
L’accord du week-end dernier est une bonne nouvelle, mais les problèmes fondamentaux demeurent.

Je suis légèrement plus optimiste à court terme, mais pessimiste à long terme quant à la capacité des États-Unis à résoudre leurs problèmes budgétaires. Mon regain d’optimisme vient d’un accord conclu à Washington, tandis que mon pessimisme vient de ce que j’ai entendu lors d’une conférence économique à San Antonio à laquelle j’ai assisté le week-end dernier.

Tout d’abord, la bonne nouvelle : face à la perspective d’une fermeture partielle du gouvernement, les dirigeants de la Chambre et du Sénat ont annoncé dimanche qu’ils s’étaient mis d’accord sur un plan pour le reste de cet exercice financier qui placerait les dépenses discrétionnaires autour du niveau que le président Biden, puis... le conférencier Kevin McCarthy a accepté l’année dernière.

Le Congrès doit encore concrétiser cet accord en adoptant quatre projets de loi de dépenses avant la date limite du 19 janvier, et huit autres d'ici une deuxième date limite le 2 février. « Cela ne va pas être facile, pour donner l'euphémisme de 2024 », a déclaré la sénatrice Susan Collins du Maine, la plus haute républicaine du comité sénatorial des crédits.

Et cet accord présente de nombreux problèmes, notamment une réduction du budget de l’Internal Revenue Service – sur laquelle insistent les Républicains – qui permettra aux riches contribuables de s’en sortir plus facilement en trichant et de réduire les ressources dont dispose le gouvernement.

Mais aussi imparfait et fragile que soit l’accord du week-end, il donne au moins un certain espoir qu’un compromis sur les questions budgétaires soit possible.

Ce qui est effrayant, c’est que rien de ce qui se passe à Washington ne permet de résoudre le problème principal, à savoir un déséquilibre chronique entre les recettes et les dépenses, qui entraîne une augmentation inexorable de l...
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